Françoise Hardy, la fin est proche – elle souffre le martyr

Françoise Hardy qui lutte depuis des années contre le cancer affirme ne plus en avoir pour très longtemps.

Dans l’entretien qu’elle a accordé au magazine Femme Actuelle, la chanteuse de 77 ans a expliqué que sa santé s’est une fois de plus détériorée. La mère de Thomas Dutronc qui s’est dit «proche de la fin » a combattu d’abord contre un cancer du système lymphatique, puis du pharynx. Depuis 2018, c’est pour une tumeur du cavum qu’elle est traitée.

Mais son traitement lui vaut plusieurs effets secondaires. «Les radios et les immunothérapies qui s’en sont suivies ont eu des effets secondaires cauchemardesques qui me pourrissent la vie depuis deux ans et m’affaiblissent de plus en plus», a-t-elle expliqué. La chanteuse qui est « devenue sourde » d’une oreille affirme ne plus pouvoir « avaler grand-chose ».

«Et la préparation d’une alimentation, toujours la même, que je puisse avaler, me prend plus de cinq heures par jour. Je n’ai plus rien qui fonctionne normalement depuis ces thérapies et mes nuits sont pires que mes jours. Il y a toujours pire que ce dont on souffre soi-même, mais ce n’est pas une consolation », a déclaré l’interprète. 

Depuis plusieurs semaines, Françoise Hardy revient sur l’euthanasie. Elle qui a accompagné la fin de vie de sa mère, Madeleine Hardy, qui s’est éteinte en 1994, défend son droit à l’euthanasie. «Atteinte de la maladie de Charcot, ma mère a eu beaucoup de chance que son médecin lui trouve un médecin hospitalier qui l’a euthanasiée avec ma collaboration », affirme-t-elle.

«En ce qui me concerne, j’aimerais avoir cette chance, mais étant donné ma petite notoriété, personne ne voudra courir encore plus de risque d’être radié de l’ordre des médecins », a poursuivi la mère de Thomas Dutronc qui ne nie pas avoir peur face à ce recours final. «Mes souffrances physiques ont déjà été si terribles, que j’ai peur que la mort m’oblige à passer par encore plus de souffrance physique », a-t-elle confié.

« De plus, la morphine étant asséchante, on ne pourra me l’administrer qu’en doses massives pour que je décède, et pas en doses plus légères pour que je souffre moins. J’ai peur aussi de l’immense chagrin de la forme de séparation avec les êtres qu’on aime le plus au monde qu’est la mort», a poursuivi la chanteuse qui a répondu aux questions du magazine Femme Actuelle par mail, son état ne lui ayant pas permis de le faire de vive voix.

alex Dupond

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