Françoise Hardy, soutient Nicolas Bedos pour le droit à l’euthanasie

0
1

Le célèbre réalisateur, Nicolas Bedos est en faveur de l’euthanasie et il n’hésite pas à le dire à chaque fois que l’occasion se présente. Celui qui a vécu des moments difficiles avec la maladie de son père, l’humoriste Guy Bedos, a récemment écrit un plaidoyer pour le droit de mourir dignement dans l’Obs.

Dans ce combat pour l’euthanasie, Nicolas Bedos peut compter sur le soutien de la chanteuse. « Je n’ai pas peur de mourir, mais j’ai très, très peur de souffrir, d’autant plus que c’est déjà le cas, peur aussi de la souffrance de devoir me séparer des deux êtres que j’aime. plus au monde, Thomas et son père (Jacques Dutronc, ndlr) », a-t-elle confié.

Avant d’ajouter : « Lorsque mon état deviendra encore plus insupportable, je n’aurai malheureusement pas le soulagement de savoir que je peux être euthanasié. La France est inhumaine à ce niveau-là ».

Quant à Nicolas Bedos ,il a déclaré : « Ce n’est pas le chagrin qu’il s’agit de livrer ici, c’est la question du choix. « Avril 2020. Il a du mal à respirer. Il ne mange plus depuis des semaines, la maladie, le confinement, la confusion. La nuit, ne sachant plus l’heure qu’il est, il se lève, voudrait sortir, oublie qu’il est trop faible, tombe, se cogne, saigne

Avant de poursuivre : « Tant bien que mal, ma mère le soulève, le rassure, le borde. Elle déteste le ramasser. Elle déteste le voir détester qu’elle le ramasse. Des mois que ça dure. La question de l’hospitalisation s’est bien évidemment posée, mais on nous a prévenus qu’en pleine épidémie l’envoyer à l’hosto, c’est l’envoyer au diable, possiblement ne plus le voir et ne plus lui parler, ne plus pouvoir glaner ces rares sursauts de lucidité ».

La décision a été très difficile pour les membres de la famille Bedos. « Il est donc décidé que notre père mourra dans sa chambre, pas loin de nous, près de sa femme et de ses chats. Quelques semaines de jeûne plus tard, il ne sort plus de son lit, ses mains sont devenues si fines qu’on a peur de les briser sous le poids des baisers. Un soir, je lui demande ce qu’il en pense, ce qu’il veut. Il me répond par un silence, balancé droit dans les yeux »,

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici