Grosse tête, critiques odieuses, Jean Dujardin très furieux

0
1

À l’affiche d’OSS 117 – Alerte rouge en Afrique noire, Jean Dujardin assure garder la tête sur les épaules.

Le nouveau film de Nicolas Bedos sort en salle ce mercredi 4 août. Le personnage principal, Hubert Bonisseur de La Bath, un agent secret maladroit et drôle malgré lui, est s incarné par Jean Dujardin. Accusé d’avoir pris la grosse tête après son sacre aux oscars, l’acteur a assuré dans une interview n’avoir pas oublié d’où il vient.

Lors de l’entretien qu’il a accordé à Télé-Loisirs,Jean Dujardin s’est confié sur ses personnages à l’écran. « J’ai des zones de plaisir, des petites boutiques comme OSS, Brice de Nice, où je m’amuse. Mais c’est leur solitude qui me les rend attachants, elle me touche », a-t-il affirmé. Plus tôt dans Le Monde, il évoquait son enfance, principalement ses années d’école au cours desquelles il affirme avoir connu la solitude.

« En CM1, j’ai eu une institutrice qui a cassé ma confiance et m’a rendu intranquille jusqu’au bac. J’ai été la tête de Turc pendant un an. Ça m’a fait vaciller, j’ai terriblement douté de moi. Tout le reste de ma scolarité, j’étais l’élève qui ne comprenait rien, l’idiot de la classe, en retard, l’éternel redoublant », confiait-il.

Cette expérience, dit-il, l’empêche d’oublier d’où il vient. « On fantasme sur vous, on pense que vous avez pris le boulard, la grosse tête… Mais si vous saviez qui j’étais et qui je suis depuis quarante-neuf ans maintenant, vous ne diriez jamais ça ! », souligne-t-il, revenant une nouvelle fois sur ses premières années.

« C’est impossible parce qu’il y a eu des zones de turbulence et que je me souviens de ce jeune homme, de cette classe comme une petite société avec des traîtres, des courageux, des minables, des félons… Ça m’a rendu méfiant », déclare Jean Dujardin. « A un moment donné, j’écoutais un peu trop ce qu’on pouvait dire de moi », a affirmé l’acteur, regrettant qu’en France, « on est tout le temps suspect ».4

Il explique que les rôles qu’il incarne sont aussi une manière de se protéger. « Aujourd’hui, je joue mes propres cancres, tous mes personnages de comédie sont des cancres.  Pour moi, c’est un garde-fou ». Mais surtout, Jean Dujardin se dit prêt à se séparer de son oscar si cela peut changer quelque chose. « Ah, si je pouvais le rendre, cet oscar, pour ne plus avoir à entendre que j’ai la grosse tête ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici