Jean-Michel Blanquer, dans la tourmente – sa promesse non tenue engendre la colère !

Depuis quelques jours, le ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, est sous les feux des projecteurs. Mais ses réformes ont fait l’objet de nombreuses critiques. L’un des plus grands bouleversements de l’éducation depuis que l’école est devenue obligatoire et gratuite au 19e siècle tourne autour de l’école de la confiance – ramener la confiance dans les écoles. «De la maternelle à l’université, nous changeons tout», a déclaré le président Emmanuel Macron.

Avec d’importantes réformes dans les écoles secondaires, cette nouvelle loi restructure le système de la maternelle au collège. Les changements garantiront que tous les élèves auront les mêmes chances, quelle que soit leur classe sociale ou leur milieu d’origine, a rapporté un membre du gouvernement.

Jean-Michel Blanquer, lui-même s’est vanté que les réformes marqueraient le plus grand coup de pouce à la justice sociale qu’il ait jamais vu. Mais les enseignants et les parents ne sont pas convaincus, et ils ont persisté avec des grèves à l’échelle du pays. Dans un communiqué conjoint, sept syndicats ont déclaré que la loi Blanquer «bouleverserait radicalement» le fonctionnement des écoles.

«Nous avons besoin d’un cadre national d’éducation qui s’appuie davantage sur la recherche sur les méthodes d’apprentissage et moins sur la politique », déclare Francette Popineau, secrétaire générale du SNUIPP , le principal syndicat de soutien aux enseignants du primaire. Avant d’ajouter : « Aujourd’hui, les deux sont confondus. Les politiciens s’impliquent dans la pédagogie et nous en voyons les limites, parce qu’être un bon ministre ne signifie pas que vous ferez un bon enseignant ».

Par ailleurs, depuis quelques jours, Jean-Michel Blanquer est très critiqué sur un autre sujet très sensible. En effet, les autotests qui devaient permettre de dépister les élèves au sein des établissements scolaires ne sont pas arrivés en nombre important, ce qui a engendré le mécontentement des enseignants. « Non vaccinés, on doit superviser le fait que 35 gamins enlèvent leur masque en même temps, dans une salle de 40 m2 non ventilée et sans capteurs », a rapporté un professeur d’anglais.

« Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé le déploiement de 50 millions d’autotests d’ici à la fin de l’année scolaire. Pour les lycéens, ces tests doivent être déployés à partir du 10 mai. Ils soulèvent des questions d’organisation et d’adhésion des familles », a déclaré le journal Les Echos.