La lettre de suicide effroyable du « Grêlé » révélée au grand jour

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Le Parisien a révélé dans sa publication du 6 décembre dernier le contenu de la lettre de suicide laissée par celui qu’on a surnommé le « Grêlé ». Des confidences dignes d’un film d’horreur. 


Le corps sans vie de l’ancien gendarme, François Vérove, dit le « Grêlé », a été retrouvé le 27 septembre. Il a succombé à une overdose médicamenteuse. Avant de mourir, l’homme accusé de meurtres et de viols sur mineurs de moins de 15 ans a laissé une lettre d’aveux destinée à son épouse. 


Le quotidien Le Parisien a publié dans un article ce 6 décembre les propos de cette dernière face au juge d’instruction. Elle évoque par exemple sa dernière journée avec son compagnon. « Le Grêlé » n’aurait montré aucun signe de perturbation. « Il n’a pas eu de changement de comportement du tout, c’est ça qui est incroyable (…) On dirait deux personnes. Il ne s’emportait pas, jamais de colère, jamais (…) Il m’a dit bisous, au revoir, chérie », s’est-elle souvenue. 


Le jour suivant cependant, elle trouve dans la cuisine une carte de l’un des appartements loué au Grau-du-Roi et comprend que son mari lui a menti. « Mon nom est François Vérove. Je viens de me suicider, en cas de coma ne pas me réanimer. Merci », a écrit ce dernier avant de mourir. Dans une autre lettre à côté, ce qu’elle découvre fait froid dans le dos. L’ancien gendarme avoue ses crimes.


« Je traînais une rage folle qui a fait de moi un criminel. Par période, je n’en pouvais plus et il me fallait détruire, salir, tuer quelqu’un d’innocent », reconnait-il. L’épouse est déboussolée. Jamais elle n’aurait pu imaginer que son époux était capable de telles horreurs. Pourtant, il aura commis six viols et quatre meurtres entre 1986 et 1994. 


Bien qu’il ne se soit jamais fait prendre, il sait que 35 ans après, avec la réouverture de l’enquête, il sera rattrapé par le temps et se verra condamné pour plusieurs motifs. Aussi, décide-t-il de changer le cours de l’histoire en s’ôtant la vie. Le « Grêlé » explique d’ailleurs dans son ultime lettre qu’il se savait démasqué. Ce, depuis le jour où il fut convoqué par la PJ de Montpellier. 


François Vérove a passé ses dernières années dans l’Hérault à la Grande-Motte. Pendant plus de 35 ans, sa nature discrète aura trompé tout le monde ou presque autour de lui. Il est considéré comme un bon voisin et un père de famille sans histoires. Même au commissariat central à Montpellier où il a travaillé, aucun soupçon de sa fougue meurtrière. 

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