Le régime « Comme j’aime » condamné pour escroquerie…

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Sept jours de repas gratuits : il s’agit de la technique marketing qui pousse le régime Comme j’aime a attiré de nouveaux clients. En effet, ces dernières semaines, la publicité de Comme j’aime avec cette phrase percutante a été diffusée des milliers de fois à travers nos écrans. Toutefois, ces spots publicitaires du régime « Comme J’aime » devraient cessés comme l’a ordonné le tribunal récemment. On vous explique tout.

Le juge a estimé que cette «pratique commerciale était trompeuse» à travers une ordonnance de référé du tribunal de grande instance de Paris. Le tribual a pris sa décision en se basant sur la «semaine de repas gratuite» qui n’est en fait pas réellement gratuite. L’entreprise créée par Bernard Canetti dispose d’un délai de 30 jours pour payer une amende de 10.000 euros concernant «l’atteinte portée à l’intérêt collectif des consommateurs».

En effet, la société Comme j’aime ne propose en aucun cas de repas gratuits, a indiqué le juge. Le client est contraint, en fait, à régler pour un mois de colis de repas au moment de la souscription de l’offre de Comme j’aime. D’ailleurs, le prix n’est pas franchement donné. L’offre de repas pour un mois s’élève à 519 euros ( en tenant compte de la semaine « gratuite »).

En cas d’insatisfaction à la fin de la première semaine, le client peut arrêter les livraisons et demander un remboursement total. Mais, il ne s’agit pas de «gratuité», d’après la législation. La loi indique qu’il n’y a aucun échange d’argent entre le client et la compagnie qui dit proposer un bien ou service gratuit.

Nouvelle formule promotionnelle

«Dans la lignée de la loi alimentation [promulguée en novembre 2018], qui encadrait notamment les promotions, cette décision du tribunal de Grande Instance va dans le sens d’une régulation renforcée des pratiques», indique Jonathan Bomstein, avocat au barreau de Toulouse. Bernard Canetti, fondateur de Comme j’aime, a façonné une formule «maladroite» auprès du Parisien. Les slogans promotionnels de Comme j’aime seront donc repensés… 

L’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV), qui a fait appel au juge en mai dernier, a été déboutée de multiples ses critiques contre les spots publicitaires de Comme J’aime. La CLCV avait indiqué que la société utilisait de «faux témoins» et de «mensonges sur la perte de poids», mais le tribunal n’a pas condamné ses deux points.

L’association compte à nouveau faire appel avec, selon ses dires, de nouveaux éléments.

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