Serge Gainsbourg : une vie entre succès et excès …

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Décrit comme un génie de son temps, Serge Gainsbourg a marqué par son oeuvre artistique et ses nombreuses conquêtes, autant qu’il a créé la polémique autour de lui. Cependant, qui se cache véritablement derrière cet éternel provocateur? Et comment ce fils d’immigré est-il parvenu à marquer des générations entières?

Enfance

Serge Gainsbourg est né le 2 avril 1928 à Paris sous le nom de Lucien Ginsburg. Ses parents, Joseph Ginsburg et Brucha Goda Besman, plus connue sous le nom d’Olga, sont des immigrés juifs d’origine russe, qui ont fui la guerre et la dictature bolchévique. En France, le père de Serge Gainsbourg, qui a étudié aux conservatoires de Petrograd et Moscou, trouve rapidement du travail dans des bars et des cabarets où il joue du piano. Sa mère, elle, est chanteuse. 

Serge Gainsbourg grandit au sein d’une fratrie de trois enfants. Mais ils auraient dû être quatre, car après leur mariage, ses parents ont eu un enfant, un garçon prénommé Marcel. Ce dernier est décédé seize mois après sa naissance suite à une pneumonie. Quatre année plus tard, ils ont  une fille, Jacqueline. Lucien Ginsburg vient au monde un an après. Il n’est pas seul à la naissance, puisqu’il a une soeur jumelle baptisée Liliane. Les deux derniers enfants du couple Ginsburg auraient pu ne jamais voir le jour, car Brucha ne souhaitait pas garder cette grossesse. Elle a tenté d’avorter, mais le coeur des deux bébés ne s’est pas arrêté de battre. Elle s’est donc résolue à les avoir. 

Serge Gainsbourg passe son enfance dans les quartiers populaires de la capitale. La famille habite d’abord dans le 20e arrondissement de Paris, avant de s’installer dans le 9e. Le jeune garçon qu’il est apprend auprès de son père à jouer au piano, et l’accompagne dans les spectacles où il joue. Ces concerts ont souvent lieu dans des cadres privilégiés dont des stations balnéaires. Des milieux dans lesquels Lucien ne boude pas de se retrouver. Cependant, c’est la peinture, et non la musique, que son père l’encourage à étudier. 

Puis il y a la guerre, qui vient pertuber le quotidien de la famille. Elle fait de Serge Gainsbourg et les siens des fugitifs. Ils se retrouvent sous le coup des mesures prises contre les juifs et font l’expérience de discriminations raciales. Les parents de Serge décident donc de partir de la capitale pour s’installer en Bretagne, puis dans Le Limousin. Ils ne reviendront à Paris qu’à la fin de la guerre. 

Entre temps, Serge est caché dans un collège public sous une fausse identité, comme ses soeurs envoyées chez les religieuses. Une nuit que la Gestapo effectue une descente dans l’établissement où il se trouve, pour s’assurer qu’il n’y a aucun enfant juif, il est envoyé se cacher dans la forêt par les responsables de l’établissement. Le jeune garçon y passera la nuit entière, dans la crainte d’être attrapé et tué. Ce qui fera naître en lui le sentiment à vie d’être un rescapé. 

Jeunesse

A la Libération, la famille Ginsburg rentre à Paris et s’installe dans le 16e arrondissement. Le jeune Serge a renoncé à faire des études depuis quelques temps déjà. Et à l’approche de son bac, il abandonne définitivement le lycée et s’inscrit aux Beaux-Arts. A l’Académie de Montmartre, il apprend la peinture auprès d’Andre Lhote et Fernand Léger.

Plus tard, au moment de faire son service militaire, il rejoint le 93e régiment d’infanterie. A cette époque, il fait souvent preuve d’insoumission, ce qui lui vaut d’être regulièrement envoyé au trou. C’est aussi durant cette période qu’il commence à avoir des problèmes d’alcool. Il boit régulièrement jusqu’à devenir ivre. 

La quête

Serge Gainsbourg rêve à l’époque de devenir peintre. Il convoite d’égaler le talent de Francis Bacon ou Fernand Léger, ses professeurs. Il fait ainsi de la peinture sa principale activité, mais pour couvrir ses fins de mois, il doit s’atteler à de petits boulots. Il sera ainsi professeur de dessin, puis de chant, surveillant… et vivra de ses petits métiers jusqu’à l’âge de 30 ans. 

Il a entre temps fait la connaissance  d’Elisabeth Levitsky, fille d’aristocrates russes, avec qui il vit une véritable idylle. Leur relation se porte si bien qu’ils se marient très vite et emmenagent ensemble dans une petite chambre, car Serge Gainsbourg ne gagne pas encore suffisamment bien sa vie. A leur arrivée, l’endroit est désuet et un vieux piano s’y trouve. L’artiste le remet en état et joue de cet instrument de temps en temps. De plus, de là où il loge, il peut entendre les enregistrements des groupes de jazz américains dans la salle voisine. Fasciné par leurs travaux, il s’intéresse de plus en plus à la  musique, au détriment de la peinture. 

En 1954, Serge Gainsbourg marque véritablement ses premiers pas dans la musique. Il débute comme crooner de piano-bar dans les casinos et les cabarets, remplace parfois son père au piano, et se met à composer. Cette même année, il dépose à la SACEM ses titres. D’abord sous son véritable nom, puis sous différents pseudonymes, avant de trouver en 1957, celui de Serge Gainsbourg qui ne le quittera plus. Le prénom Serge lui rappelle la Russie, tandis que les lettres A et O ajoutées à son nom se refereraient au peintre Gainsborough pour qui il avait une grande admiration. 

Entre 1955 et 1958, Serge Gainsbourg noue diverses relations professionnelles, dont une avec Jacques Canetti qui le prend sous son aile. Dès lors, il commence à chanter et se produit aux côtés de Jacques Brel, Raymond Devos ou encore Guy Béart. Il compose aussi plusieurs chansons et sort une revue musicale. Serge Gainsbourg prend alors la décision qui fera basculer son destin. Il choisi la musique et abandonne la peinture. Sa rupture avec sa première passion est si radicale qu’il détruit presque toutes ses toiles. 

Un acte qu’Elisabeth ne lui pardonne pas. Et moins encore les nombreuses aventures qu’il va avoir par la suite. Car l’artiste, qui prend des ailes, se tranforme en un séducteur effrené. Celui qui n’a jamais vraiment aimé son physique semble avoir un soudain succès auprès des femmes, et pas des moindres. Ses problèmes avec l’alcool n’arrangent rien. La tension entre Elisabeth et lui monte. Leur mariage vacille et fini par voler en éclat. En 1957, six ans seulement après la célébration de leur union, le couple divorce. 

La traversée du désert

Alors qu’il se retrouve seul, sans compagne à ses côtés, le succès semble lui sourire. Son titre Le poinçonneur des Lilas est bien accueilli par la critique, mais les ventes ne suivent pas. Les Frères Jacques qui le reprennent n’enregistrent qu’une centaine de ventes. Durant les années qui vont suivre, la tendance reste la même. En réalité, Serge Gainsbourg n’est pas très aimé du public. Celui-ci se moque de son physique, particulièrement de ses oreilles et de son nez qu’ils jugent disproportionnés. Ce qui crée chez le jeune homme de 32 ans qu’il est, un malaise constant qui impacte sur sa relation avec les autres. 

Notamment sur le plan sentimental. Serge, qui multiplie les conquêtes, rencontre Françoise-Antoinette-Michèle Pancrazi dite Béatrice, issue d’une famille de grande bourgeoisie. Avec elle, il épouse un style de vie luxueux et habite un appartement dans le quartier de la Madeleine à Paris. Béatrice se charge de tout, elle ne connait pas de problème d’argent. Le couple qu’ils forment semble très amoureux, jusqu’à ce qu’ils décident de se passer la bague au doigt. Leur mariage est célébré le 7 janvier 1964, quelques mois avant la naissance de leur fille Natacha. Après quoi, Béatrice se transforme en une jalouse effarouchée. 

« Avant le mariage,on avait vécu à la colle et tout baignait. Après, les choses ont commencé à virer au vinaigre: elle n’acceptait pas ce métier de rencontres… », confiera plus tard le chanteur. Serge Gainsbourg raconte par exemple comment le jour de leur mariage, alors qu’ils rentraient de la mairie, Béatrice est entrée dans une rage folle parce qu’il venait de recevoir un coup de fil. « J’ai senti que c’était comme si j’avais des menottes… », dira-t-il. Les accès de colère de Béatrice sont la principale cause de leur rupture deux ans plus tard. Ils se reconcilient peu après, mais se séparent de nouveau alors qu’ils viennent d’avoir leur deuxième enfant, Paul, qui n’aura pas le temps de connaitre son père, tant celui-ci s’est éloigné de sa mère. 

Succès

En 1960, le travail de Serge Gainsbourg semble enfin payer. Son titre L’eau à la bouche réalise 100 000 ventes. Le chanteur collabore désormais avec différents artistes. Il connait le succès particulièrement avec Juliette Gréco pour qui il a écrit La Javanaise, et Petula Clark avec le titre La Gadoue, ou encore Françoise Hardy avec Comment dire adieu. Mais c’est surtout avec France Gall qu’il parvient à toucher le public à cette époque, notamment avec le titre Poupée de cire, poupée de son. Il obtiendra avec elle le Grand prix de l’Eurovision. Il obtient également au cours de sa carrière musicale un double disque d’or, et est nominé plusieurs fois aux Césars.

Serge Gainsbourg est maintenant reconnu et figure au rang des célébrités françaises des années yéyé. Mais s’il continue d’écrire pour ceux qui le sollicitent, l’artiste reste loin de la scène pendant plusieurs années et ne renouera avec elle qu’en 1979. En 1967, il fait parler de lui à travers son idylle passionnée avec l’actrice Brigitte Bardot, alors au sommet de sa gloire et mariée à Gunter Sachs. Le chanteur et la comédienne vivent un pur bonheur, une histoire sans ombre. Ils semblent alors ensorcelés l’un par l’autre. 

Dans le même temps, leur idylle focalise les projecteurs sur Serge. Le succès de leur collaboration artistique se confond à leur liaison et fait que les médias s’intéressent continuellement à eux. Si bien que lorsqu’ils se séparent trois mois après, « quatre-vingt-six jours précisement » notait Gainsbourg, c’est la surprise totale. C’est elle qui rompt, sous la pression de son mari. « Serge était taraudé par l’angoisse de me perdre. Chaque retrouvaille était pour lui un miracle. Il comptait énormément pour moi, mais la situation était intenable, infernale », avoue Brigitte Bardot. 

« Lorsque Bardot m’a quitté, c’est comme si quelqu’un m’avait arraché le coeur avec les dents », dira plus tard le chanteur. Pour elle, il a écrit plusieurs chansons restées emblématiques, comme Bonnie and Clyde. Des années après leur rupture, l’artiste sortira l’album Initials B.B. dont le titre éponyme, qu’il a écrit durant leur liaison, est dédiée à Brigitte Bardot. Il ne se séparera jamais complètement de la comédienne puisqu’il a toujours conservé une affiche d’elle sur ses murs. 

Quelques mois après cette idylle brève mais qui l’a profondément marqué, Serge Gainsbourg fait la connaissance de celle qui deviendra la mère de son troisième enfant. Un jour de 1968, sur le plateau du tournage de Slogan, un film de Pierre Grimblat, il tombe sous le charme de Jane Birkin, une actrice britannique au regard envoûtant, qui vient de se séparer du père de sa fille. Il a alors 40 ans et elle 22 ans. Rien à ce moment ne laisse présager le couple glamour qu’ils incarneront durant des années, car leur premier échange est une grosse querelle. 

Mais cela ne les empêche pas de tomber amoureux. Lui voit en elle sa muse, l’actrice de son côté est subjuguée par cet homme qui semble ne pas se soucier de ce que pense le monde autour de lui. Serge Gainsbourg et Jane Birkin forment, à la scène comme en privée, un duo à la fois créatif et provocateur, qui symbolise à l’époque la libération sexuelle. Ils font constamment la Une des médias avec des chansons devenues d’immenses succès. Et leur histoire d’amour fascine, si bien qu’elle s’inscrit dans les annales. 

Le 21 juillet 1971 à Londres, Jane Birkin accouche de leur fille, Charlotte Gainsbourg. Le couple s’offre ensuite une propriété à Cresseveuille dans le Calvados et voyagent dans différents pays. Mais après douze années de vie commune, leur histoire s’estompe. Jane a pris la décision de partir, malgré la relation fusionnelle qu’elle a avec le père de sa deuxième fille. Qu’est-ce qui à l’époque a motivé une telle décision de sa part? 

En réalité, le chanteur boit de plus en plus. Il est alors colérique et agressif, et les disputes au sein du couple se multiplient, poussant l’actrice britannique vers la sortie. « Dès que je suis partie, je savais que j’allais le regretter », confiera-t-elle dans les colonnes du Parisien, expliquant que pour sa fille, elle se devait de faire un choix. Mais, même après leur séparation en 1980, dans l’imaginatif populaire, leur histoire se poursuit. Et ce n’est pas tout à fait faux, puisqu’après leur rupture, les parents de Charlotte Gainsbourg continuent de se voir secrètement, lorsque le chanteur ne compose pas pour son ex-compagne. 

« Jane l’appelle tous les jours, s’inquiète qu’il se nourrise bien et boive de l’eau. Lui, débarque parfois à minuit pour dîner rue de la Tour », rapporte le média. Serge Gainsbourg deviendra même le parrain de la troisième fille de Jane, Lou Doillon, qu’elle a eu avec Jacques Doillon, avec qui elle s’est mise en couple après leur séparation. 

« Il reste un pivot de sa famille recomposée », indique Le Parisien avant de conclure au sujet de l’actrice: « Elle ne s’est jamais remise de la rupture ». Serge dira dans un article paru le 9 octobre, en guise d’officilisation de leur séparation: « Le rire de mes enfants me manque à crever ». Plus tard, il avoue: « Jane est partie par ma faute », et confesse ses abus, dont la boisson et les coups qu’il lui assène dès qu’elle lui fait un reproche. « Elle en a subi avec moi », reconnait-il. 

Carrière en déclin

Son penchant pour l’alcool et la boisson n’a pas d’effet destructeur que sur sa vie de couple, mais également sur sa carrière artistique. Ses albums ont peu de succès commercial. Le chanteur est jugé « difficile » car il ne répond pas à l’air du temps. Il change plusieurs fois de registre, adopte même la pop et le rock, sans obtenir l’adhésion totale du public. Gainsbourg est contesté, à cause principalement de son côté provocateur. 

En mai 1973, il fait une crise cardiaque qui l’oblige à séjourner à l’hôpital. Et plutôt que de faire son méa culpa, il annonce depuis sa chambre d’hôpital qu’il entend accroître sa consommation d’alcool et de cigarettes. Il s’attire quelques années plus tard encore la foudre d’un grand nombre de Français suite à son interprétation de La Marseillaise. La presse le couvre d’articles peu élogieux, qui le poussent davantage vers l’alcool et le tabac, et une vie de  noctambulisme. 

Son apparence prend également un coup car Serge Gainsbourg s’affiche de plus en plus mal rasé, négligé et ivre. Le chanteur atteind le comble de la provocation lorsqu’il brûle, en direct à la télévison, dans l’émission 7 sur 7 sur TF1, un billet de 500 francs, sans tenir compte du caractère illegal de son geste, pourtant souligné par le présentateur ce jour-là.

Par ailleurs, il se plait à jouer avec cette nouvelle identité, Gainsbarre, qui lui colle de plus en plus à la peau, et avec laquelle il se permet des écarts dans ses textes avec des paroles hautement portées sur la sexualité. Le titre Lemon incest, interprétée en duo avec sa fille Charlotte, invite notamment à l’inceste, et suscite une levée de boucliers. Mais le chanteur ne se limite pas à enfreindre les tabous sexuels à travers ses chansons. En 1986, dans l’émission Champs-Elysées présentée par Michel Drucker et à laquelle participe la chanteuse américaine Whitney Houston, à l’époque âgée de 22 ans, Serge Gainsbourg ne montre aucune gêne et déclare en anglais dans le micro ouvert: « I want to fuck her » (« je veux la baiser). 

Après sa rupture avec Jane Birkin, il a rencontré une jeune mannequin surnommée Bambou, avec qui il a son dernier enfant Lucien, dit Lulu. Parallèlement, il aurait entretenu des relations avec d’autres femmes, dont des mineurs, comme Constance Meyer, qu’il a rencontrée alors qu’elle était âgée de 16 ans et qui aurait été son amante durant cinq ans. 

La santé de Serge Gainsbourg aussi se dégrade, même s’il ne laisse rien paraître. Il s’est habitué à afficher une image erronée de lui, voilant sa véritable nature au profit de son masque de provocateur. Pourtant, à la fin de l’année 1990, l’artiste a déjà fait quatre crises cardiaques, un infarctus et subi une opération du foie. Ce qui est pour une personne habituée aux excès, assez énorme. Il part ainsi se reposer à Saint-Père-sous-Vézelay dans l’Yonne, où il passe six mois.

Mort

Si à son retour à Paris dans le 7e arrondissement, il semble aller mieux, il décède toutefois peu de temps après, à l’âge de 62 ans, suite à une énième crise cardiaque. Il est seul chez lui ce jour fatal du 2 mars 1991 et sera retrouvé nu dans sa chambre, gisant sur le sol, par les pompiers et sa dernière compagne Bambou, inquiète de ne pas avoir de ses nouvelles et qui a appelé les secours. Il devait se rendre quelques jours plus tard à La Nouvelle-Orléans pour l’enregistrement de l’album qu’il venait de composer. 

Si cette disparition que plusieurs n’apprennent qu’au petit matin, est un choc, elle n’est néanmoins pas une surprise. Serge Gainsbourg lui-même a eu le temps d’évoquer son départ vers l’au-delà. « Quand j’aurai disparu, lance au moins quelques orties sur ma tombe, mon p’tit Lulu », a déclaré le chanteur en préface d’un titre qu’il a dédié à son fils. 

Ses obsèques se déroulent quelques jours après au funérarium de Nanterre, en présence de nombreux artistes dont Eddy Mitchell, Françoise Hardy, Johnny Hallyday ou encore Renaud. Isabelle Adjani et Catherine Deneuve, qui lit en guise d’homélie le texte de la chanson Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve, ont également effectué le déplacement. Tout comme certains ministres de l’époque. 

Brigitte Bardot pleure, de loin, un homme « irremplaçable qui se détruisait depuis longtemps ». François Mitterand, président de la République, évoque « son amour de la langue et son génie musical ». Le 7 mars 1991, le chanteur est enterré au cimétière de Montparnasse, près de ses parents, Joseph et Olga Ginsburg. Sur la tombe, il est inscrit: Serge Gainsbourg et ses parents. 

Hommage

Si sa vie prend la forme d’un long roman de provocation, tandis que sa dépendance à l’alcool et au tabac l’ont précipité vers la fin, Serge Gainsbourg a tout de même marqué par son talent, et reste dans son domaine  un génie reconnu. Il a osé, à une époque où parler de la sexualité était un tabou, évoquer le sujet qu’il trouvait tout naturel. Adulé sur scène, il l’a moins été en privé. Cependant, il a su imprimer de manière durable sa marque et reste jusque dans sa tombe, l’un des artistes le plus visité, plusieurs années après sa disparition. 

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